Depuis hier soir "Les Anges" est également hébergé par Lulu. J'ai retravaillé un certain nombre de textes pour les étoffer et faire en sorte qu'il y ai un lien entre toutes les histoires. Le résultat se présente un peu comme un carnet de voyage, un journal de rencontres ou un reccueil de confidences au fil du temps et des balades du narrateur. L'exercice - puisqu'il s'agissait au départ d'un simple exercice - est maintenant plus cohérent, plus homogène. Ha ! j'ai failli oublier, j'ai également changé la couverture, comme pour Isa.
Voilà, c'est fait, Isa dort maintenant au chaud chez sa
copine Lulu. Le livre existe donc de manière physique et tout le monde peut le commander. Mon objectif cette année, en vendre au moins deux !
Bon j'vais vous dire, Lulu c'est pas donné, alors comme en réalité je ne fait pas ça pour le fric, je ne perçois absolument rien sur le produit. Le vrai prix c'est 16,35 € c'est celui de la
production exemplaire par exemplaire.
Si un éditeur voulait bien se rendre compte que c'est un prix littéraire assuré, on pourrait l'avoir.. je sais pas, pour 14 ou 15 € ; 8 en version poche ? Et avec une petite marge pour moi
?
Du coup, Lulu ne se prend rien non plus sur l'édition papier.
Par contre il y a également la possibilité d'acheter la version téléchargé. Il n'y a aucun coût de fabrication, c'est 2,5 €
2 pour ma pomme, le reste pour Lulu. Voilà, en fait vous êtes libre d'acheter ou pas, moi ça m'est égal, j'ai été payé mille fois déjà par vos encouragements, vos remarques, vos critiques et vos
visites, cerise sur la gateau, mon fils l'a trouvé formidable (pourtant il ne lit que des mangas, et des potter's like) Elle n'est pas belle la vie ?
Voilà, le premier exemplaire sorti de presse ! J'vous le dit, ça fait un drôle d'effet de l'avoir en main !
Bon, c'est pas tout ça, mais il va falloir que je le fasse corriger maintenant, avant qu'il ne fasse sa vie tout seul...
Vous connaissez l'expression "fier comme s'il avait un bar tabac" ?
Pour ceux qui se demandaient d'où je tenais un titre pareil, et bien voilà le coupable, il est San Franciscain, il s'appelle Eric Boucher AKA
Jello Biafra, un chanteur, activiste, politicien et militant écologiste né le 17 juin 1958 à Boulder, dans le Colorado, aux États-Unis. Il est le fondateur et président du label musical
Alternative Tentacles et l'ex-chanteur du groupe punk hardcore Dead Kennedys qu'il fondait avec East Bay Ray en 1978. Il est membre du Parti Vert des États-Unis. Il a été candidat aux primaires
du Green Party en 2000, et a terminé quatrième aux élections municipales pour la mairie de San Francisco en 1979.
Ce morceau "too drunk to fuck" apparait sur l'album "Give me convenience or give me death"
La plate-forme électorale sera rédigée par Biafra sur une serviette de table, pendant un moment libre lors d'un concert de Pere Ubu. Parmi ses promesses électorales: obliger les hommes d'affaires à aller travailler en portant des masques de clown, et bannir toutes les voitures de la ville. Ce dernier aspect n'était pas si mal perçu par les électeurs, puisque San Francisco faisait face à de sérieux problèmes de pollution atmosphérique à cette époque.
Sa candidature prend avant tout les aspects d'un canular et d'une façon de se moquer du processus démocratique, mais plusieurs propositions sont tout ce qu'il y a de plus sérieuses. Biafra propose notamment de légaliser l'occupation des édifices vacants (les squats), ou demander que l'on plébiscite les policiers de quartier. Dans une entrevue télévisée, il estime que sa candidature n'est pas plus ou moins une farce que celles des autres candidats.
Jello Biafra termine quatrième sur dix candidats, avec un score appréciable représentant 3,5% des suffrages, soit 6951 votes. La démocrate Dianne Feinstein sera élue mairesse de San Francisco.
À noter qu'après l'élection à laquelle Biafra a participé, la ville de San Francisco a voté une résolution interdisant à un citoyen de se porter candidat sous un autre nom que son nom véritable. Au cours de la même campagne de 1979, une drag queen appelée Sister Boom-Boom était également candidate.
Sur un plan plus personnel, c'est en 1980 que j'ai découvert les DKs et Jello Biafra en allant voir le film "l'Amérique interdite" avec mon père. J'avais 14 ans
!
Dans le film il y a un passage qui relate cette élection de 79 avec un reportage sur Jello et un clip d'un morceau emblématique de l'affaire qui s'appelle "California über ales" C'est
drôle parce que c'est un peu à Jello que je dois ma conscience politique actuelle. Bon, j'avoue, c'est aussi un peu à cause de lui que j'ai fait quelques conneries dans les années 80, mais Chuuut
!
J'ai fini l'histoire, ça y est enfin ! Grand final les enfants ! Voilà, donc, un peu poussé par ma moitiée etquelques autres je vais certainement tenter
ma chance auprès de quelques éditeurs, soyons fous, car comme le disait le grand Chinansky :
"Certains ne deviennent jamais fous... Leurs vies doivent être bien ennuyeuses."
Ce livre terminé, il ne me reste plus qu’à remercier un tas de gens. A commencer par ceux qui m’ont lu, soutenu, et parfois corrigé.
A commencer par Léna, ma chère compagne, qui m’a soutenu dans ce projet. Ensuite, il y a la bande des bloggueurs qui m’ont suivi, tout au long de l’aventure, Didier et Thuy Pham, les expat’ de San Francisco qui m’ont parfois corrigé quand je faisais fausse route, Mariev, Coq, Kranzler, Jerry, mais aussi Kikikentucky, Florence et les autres.
Et enfin les amis, mes « clochards célestes », Pascale, alias
« Dingo » ma conseillère spéciale pour toutes les questions aéronautiques qui sévit à Air France, Estelle, Julien et Marie, Christel….Merci à vous tous.
PS, je m'accorde une toute petite pause (ce qui ne veux pas dire que ce blog sombrera dans une douce létargie) et j'ai déjà une bonne partie de la suite en tête
!
J'ai une grande nouvelle à vous annoncer !
Je tiens la fin de l'histoire, elle m'est arrivé comme ça sans prévenir (mais bon, c'est comme toute cette histoire depuis le début) il y a encore une certaine marge avant que je ne vous la
livre, mais ça ne saurait tarder. Juste le temps de l'écrire.
Il faut que je vous précise également que je travaille actuellement à donner un peu plus d'épaisseur à l'histoire. Par exemple il y a un morceau que j'ai rajouté entre Isa 1 et Isa 2. (si je vous
disais que c'est un texte dans lequel Theo court à poil à travers la ville !) Mais je rajoute également des passages par-ci, par-là, des reflexions d'Isa principalement.
Voilà donc encore un peu de suspens. ça fait tout drôle de savoir qu'on tient la fin qu'on attendait, mais que faire après, hein ? Et bien continuer, pardi. Je crois que je m'embarquerais bien
dans une suite....
On se réveillait tranquillement devant un grand café crème et des pains au chocolat quand Isa a débarqué avec son sac et un gros blouson vert pomme.
-Mon dealer s’est fait serrer par les flics ! J’ai plus rien à fumer, vous n’auriez pas un peu d’herbe pour moi ?
-Phoebe et moi on a baissé notre consommation, Isa, Tu ne pourrais pas passer à autre chose ? Notre réserve n’est pas énorme.
Ce matin il faisait assez frais, la ville était plongée dans un brouillard épais et nous étions attablé au Coffee Bar sur Bryant Street à l’angle de Mariposa. On attendait Theo et Ed pour aller se balader du coté de Tahoe. Nous avions Proposé de passer le week-end là bas chez les parents d’un certain Fred, ancien camarade de classe de Phoebe, et accessoirement fils de bonne famille dont le père était copain comme cochon avec le vieil Henry O’Neill. Phoebe l’avait revu lors d’une nouvelle expo au palais de la légion d’honneur, sa famille venait d’y déposer une nouvelle œuvre de Rodin. Le chalet était arrivé dans la conversation en évoquant de vieux souvenirs de fêtes familiales et Fred proposa les clés à Phoebe pour y passer quand elle voulait. Ce cher vieux Fred donc était passé à la maison une semaine auparavant avec sa copine du moment pour nous déposer les clés. Une fille sympa, jolie, classe moyenne, la tête bien faite et bien pleine. Pas du tout le même milieu social. De ce coté là c’était plutôt du genre familier pour moi. On a passé un moment ensemble, Fred donnait quelques recommandations à Phoebe sur la maison, interdiction de sortir le bateau du hangar, et inutile d’envisager faire une balade en VTT, il faisait déjà très froid là haut. Pas touche aux vins de garde de papa, etc.
Nous, on s’était dit qu’un week-end dans un chalet ça ne se refusait pas, surtout dans un chalet tout confort équipé grand luxe. Du coup, on avait proposé à Isa, Theo et Ed de nous y accompagner.
Il avait fallu une semaine de préparation intensive aux trois compères pour trouver des vêtements chauds adaptés à la montagne et aux soirées près du feu de cheminée. Moi j’avais dit « restez zen, je suis sûr que vous avez déjà ce qu’il faut dans vos penderies » Mais non, Isa, Theo et Ed avaient passé des heures en shopping avant de décider qu’ils étaient prêt. C’était vraiment naze, cette frénésie de shopping compulsif, je veux dire, il faisait déjà froid ici, en ville, nous étions déjà suffisamment couvert.
Bref, nous attendions Theo et Ed en bas de l’appartement, et Isa nous faisait chier avec ses problèmes de dealer.
-Bois ton café Isa, ça te calmera.
-Mais merde, il n’y a que moi pour trouver que ça craint si on se fait un week-end à la montagne sans herbe ?
-Tu nous fais tellement chier avec ton souci d’alimentation bio parfois, et à coté de ça tu fumes encore de la merde, ça ne va pas avec le discours, non ?
-Mon herbe était bio garanti je te signale.
-Commerce équitable aussi ?
-ça se pourrait bien !
-Et depuis quand tu te soucies de commerce équitable ?
-Ha merde…
Pourquoi ne pas avouer simplement qu’elle était mal lunée ce matin ?
Theo et Ed sont arrivés avec leur chargement genre valises pour quinze jours.
-Tu penses qu’on va avoir assez de place dans la voiture ?
-On a loué un 4X4 gros comme un Hummer, Dave, ça devrait aller.
Les mines réjouies des deux derniers contrastaient vivement avec la tête boudeuse d’Isa, Theo le remarqua.
-Qu’est ce que tu as Isa, t’en fait une tête !
-Son dealer s’est fait serrer, elle n’a plus de réserve d’herbe.
-C’est pas grave dit Ed, Theo et moi on en a pour deux semaines au moins.
-Alors t’es contente ? Fis-je.
-Ouais, c’est génial fit-elle, d’un enthousiasme forcé.
-Attention ne saute pas de joie non plus, c’est mauvais pour la santé.
-Bon on y va ?
C’était parti pour Tahoe, j’embarquais tout le monde, je vérifiais que toutes les portes étaient bien fermées, et nous sommes partis. La brume, différente du fog habituel, ne voulait toujours pas se lever, ça n’était pas vraiment grave en ville, la circulation en ce samedi matin n’était pas très dense, nous sommes arrivés assez vite au pont. C’est une vision et une sensation toujours étrange de traverser le Bay bridge dans le fog, on se sent comme nulle part, comme dans mes vieux films de série B en noir et blanc, à l’approche de la quatrième dimension, on se demande où l’on va atterrir. Là aujourd’hui c’était juste merdique, humide et pisseux. C’était pareil de Vallejo jusqu’à Sacramento, ce temps nous a accompagné pendant une bonne partie du voyage. A l’arrière Theo et Ed étaient en grande conversation pour savoir si Justin Timberlake était Gay ou non, Ed pensait que oui, Theo pensait que c’était du vent pour faire vendre des torchons de la presse people.
-N’empêche dit Ed, c’est un ancien du boys band qui l’a dit.
-Arrête, tu sais bien qu’ils sont tous des pédés refoulés là dedans, de toute façon.
-N’empêche dit Ed, il bouge sacrément bien pour un hétéro, c’est louche !
-Sauf qu’on en a strictement rien à foutre dit Isa.
Chaude ambiance.
On s’est arrêté manger au Paragary’s bar & oven, à Sacramento, une pause méritée pour de bonnes assiettes de pâtes, tout à fait de saison, et puis nous étions morts de faim. Cependant, nous n’étions pas là pour lui consacrer une page en rubrique culinaire au Chronicle, nous ne nous sommes donc pas attardés. Il y avait un jeune serveur pourtant qui avait fait l’unanimité chez les femmes ainsi que chez les Gays. Le pauvre, tout un service à subir les œillades de Theo, Ed et Isa, tous à la même table, il devait vraiment nous prendre pour des abrutis, ou des pervers.
Le mauvais temps s’est levé après quatorze heures, nous étions bientôt arrivés, l’altitude chassait le mauvais temps et le confinait plus bas. Tant mieux pour nous, tant pis pour les autres.
Il avait dû pleuvoir, la route de montagne était humide. Entre deux rayons de soleil captés dans les virages, le bitume brillait et m’aveuglait par intermittence. L’air sentait un mélange d’herbe fraîche et de bois pourris, une note olfactive pas si désagréable que ça en fin de compte. Le lac s’est livré à nous d’un coup, majestueux, magnifique. L’eau pure dévoilait une partie de ses profondeurs, c’était magique. Nous venions de traverser la forêt avec une vue limitée à cent mètres au mieux, et là devant nous, une immensité d’eau toute bleue à peine atténuée par une légère brume d’évaporation, au fond, sur l’autre rive.
On a trouvé la maison au bon endroit, un chalet immense dont l’entrée au bord de la route se voyait à peine, comme me l’avait décrit Phoebe. Les garçons, comme moi, n’en revenaient pas. Pour nous un grand chalet c’était une grande cabane en bois, dans la forêt. Rien à voir avec ça. Construite sur la pente d’une colline, l’entrée par l’arrière était assez banale, on accédait à l’intérieur par l’étage. La maison prenait toute sa dimension par le coté lac avec une superbe vue dégagée sur le panorama et un grand bacon de bois typique. Isa était blasée, elle entreprit de visiter la demeure, suivit des deux folles, excitées à l’idée de séjourner ici tandis que Phoebe et moi partions à la recherche du compteur principal.
-J’allais dire « enfin seuls » !
-C’est mal barré ma chérie.
-Tu as remarqué qu’Isa n’est pas dans ses bons jours ? Et je ne te parles pas de ses provisions d’herbes, hein !
-J’ai remarqué, oui. Je crois en deviner la raison.
-C’est quoi ?
-On est tous en couples ici, à part elle. Elle est entourée d’amis, certes, mais elle n’aura personne dans son lit cette nuit, c’est ça qui l’emmerde. Un chalet ici, c’est fait pour les amoureux, pas pour les célibataires.
-Oui, tu as raison, on aurait dû y penser.
-T’as pas un mec célibataire et hétéro dans ton boulot qui pourrait lui convenir ?
-Non, à ma connaissance il n’y a pas de suicidaires chez nous.
-C’est bien dommage. Si j’avais su j’aurais cherché un Escort Boy sur Craigslist ! On se serait cotisés.
-Elle est tout à fait capable de se trouver un type toute seule, Dave.
-Mouais, en tout cas c’est pas la grande forme depuis ce matin, tu pourrais essayer d’avoir une conversation avec elle, non ? Entre filles.
-Oui, je verrais ce que je peux faire ce soir, ok ?
Il y avait au moins cinq chambres, on pouvait choisir sans se battre, chacune était décorée avec un style différent, nous avons choisi la chambre Pop Art, très colorée. Au dessus du lit il y avait un fabuleux triptyque de Rosenquist, le « President Elect », une copie, me dit Phoebe. Par contre celui là, c’est l’original, Le « got a girl » de Peter Blake à Londres est une reproduction. Tu sais comment ils l’ont eu ?
-Pour un rail de coke ?
-pour un week-end ici, tout simplement, les parents de Fred ont toujours fricoté avec des artistes fauchés, c’est le meilleur moyen d’acquérir des toiles à moindre coût.
-Je vois, pendant la ruée vers l’or, ils vendaient des pelles déjà ?
-C’est un peu ça.
-Ha les enfoirés ! Enfin, bravo quand même !
Theo et Ed avaient choisi une chambre byzantine avec des décors chargés en motifs floraux, des rouges et des ors. Une vraie chambre de princesse, ils étaient fous de joie.
Isa, elle, avait opté pour un style contemporain. Des meubles aux lignes épurées, une cascade numérique qui bougeait vraiment sur le mur. C’est de l’art dynamique, me dit Phoebe, la nouvelle tendance du moment, et ça c’est une œuvre merveilleuse de Patrick Goubet.(1)
-Gubay ?
-Goubet, un Français, un grand artiste.
-Ha !
*
Une fois les affaires déballées et rangées, nous nous sommes effondrés dans les profonds canapés du salon. Phoebe s’était mis en tête de nous préparer une spécialité de poulet Cajun, elle en profita pour demander de l’aide à Isa. Moi, je débouchais une bouteille de vin trouvée dans la cuisine, un chardonnay quatre vingt dix neuf de Napa Valley.
-Isa je peux te parler franchement ?
-Oui ?
-Dave et moi avons remarqué que tu n’avais pas l’air dans ton assiette depuis ce matin, et pas à cause de ton herbe. Il y a quelque chose d’autre qui te préoccupe ?
- Ça se voit tant que ça ?
-Heu oui, d’habitude tu ne t’en fais pas pour si peu je crois, non ?
-C’est vrai.
-C’est quoi le problème alors ?
-Ce matin quand je me suis demandé avec qui j’allais venir, c’est dans mon placard que j’ai dû choisir entre mon god vibrant ou un sachet d’herbe. Tu vois ce que je veux dire ?
-Tu as des envies de vie de couple maintenant ?
-Oh mon dieu non ! Surtout pas. Mais je fais le tour de mon carnet de bal et je m’aperçois que je n’ai même pas un pote de baise qui pourrait me rendre service le temps d’un week-end. Je n’assure pas avec les mecs, ça fini toujours de la plus mauvaise manière.
Tu as songé à voir un psy ?
-J’en ai vu trois, j’en ai baisé deux. Un mec et une nana. Le troisième était gay. Et tu sais le meilleur ? Ce sont eux qui se sont jeté sur moi.
-C’est complètement dingue !
-Oui, comme tu dis, les psy sont censés rester neutre, ceux là se sont comportés comme des cons.
–En même temps ta vie c'est comme un roman porno, des cas comme toi c’est pas souvent que ça leur arrive !
Phoebe et Isa se marraient en coupant les légumes.
-Ouais, je sais ! Du coup je prends sur moi, j’essaye de gérer ma vie, mais c’est pas simple, j’obéis constamment à des pulsions. Il n’y a qu’au bureau que ça va. Là bas je reste cool.
-Et comment tu vis tout ça ? Enfin, je veux dire, tu ne pètes jamais les plombs ?
-Non, j’assume à fond, je garde le contrôle, comme les cascadeurs. Tu vois le truc ? ces mecs là font des choses qu’ils savent dangereuses, mais ils calculent les risques en permanence, moi c’est pareil. Mais il arrive, comme ce matin, que je sois contrariée. Ça va mieux là. C’est bon.
*
Dans le salon, à moitié allongés dans les canapés, les pieds sur la table basse en pierre de montagne, les deux folles avaient décidés de me faire chier.
-Elle n’aurait pas grossi, Phoebe ?
-Comment ça ?
-Je la trouve plus dodue en ce moment, et puis elle a les seins qui poussent ou elle a fait une chirurgie ?
Ed étaient complètement affalé, la tête sur la poitrine de Theo, un petit sourire narquois sur les lèvres, les yeux mi-clos.
Théo souriait plus ouvertement.
-Vous avez quoi dans la tête, les deux pédés, là ? Vous voulez en venir où ?
-Et bien avec Ed on se demandait si elle n’était pas enceinte, c’est tout, on pensait même que ce week-end c’est une sorte de manière un peu romantique de nous l’annoncer, voilà. Alors ?
-Alors quoi ?
-C’est ça ?
-Non mais ça ne va pas ou quoi ?
-Ou alors elle ne te l’a pas encore annoncé à toi non plus ? Dit Ed.
-Rien du tout, oui ! D’abord elle ne s’est pas fait refaire les nichons, ensuite elle n’a pas grossi, ok ? Je l’aurais deviné non, vous ne croyez pas ?
-Faut dire que vous manquez un peu de finesse et de nez, vous les hétéros.
-Tu me prends pour un homme des bois ou quoi ?
-C’est à toi de voir…
-Vous savez que vous m’emmerdez là ?
-écoute, on est désolé, si tu n’es pas au courant, on ne voulait pas te l’annoncer avant elle, on est désolé, hein chéri ?
-Oui dit Ed, franchement on pensait que tu le savais.
Les cons, ils m’avaient fichu un sacré doute. Je me suis levé.
-Bougez pas de là vous deux.
Je suis allé vers la cuisine pendant que les filles continuaient leur conversation, j’ai négligemment pris Phœbe par la taille, pour essayer de mesurer, je lui ai caressé les seins, mais rien. J’étais pas foutu de voir si c’était comme d’habitude ou pas. Un coup je me disais « ils auraient peut être raison », et ensuite « mais non y a rien ».
-Dave, arrête de me peloter, et retourne là bas, tu veux ?
-Désolé…
-C’est bientôt prêt, vous n’avez qu’à préparer la table.
Je suis retourné dans le salon.
-Non mais c’est pas croyable, vous faites vraiment chier vous deux, maintenant je vais rêver bébé toute la nuit avec vos conneries.
Ils se sont mis à rire comme des ânes, fiers d’eux.
-On t’a bien eu, Dave ! On te mène en bateau depuis tout à l’heure ! N’empêche tu vois, on a réussi à te mettre un gros doute, hein !
Je reconnaissais qu’ils m’avaient bien eu tous les deux. J’étais bon joueur, j’ai ri avec eux.
-Vous êtes quand même de beaux enfoirés !
Les filles revenaient de la cuisine avec les plats.
-Qu’est ce qu’il se passe ici ? demanda Isa.
-Rien, ils ont fumé voilà tout.
-Avant de manger ça ne se fait pas, merde !
-Ha bon, tu as des principes maintenant ?
Le Poulet de Phoebe était délicieux, le vin excellent, la soirée brillante. On s’est fait un strip poker après avoir fait tourner un gros joint. Même Phoebe, défoncée, s’est jointe à la partie, et on a tous fini par courir dans tous les sens complètements nus, en jouant à la pieuvre. Theo faisait admirablement la pieuvre avec les bras, cherchant à attraper le plus de monde possible dans la pénombre des couloirs de l’étage. On s’étranglait de rire et de peur à la fois, chaque fois qu’il surgissait en hurlant.
On s’est ensuite jeté sur les bouteilles d’alcool fort pour aller plus loin encore je suppose. J’ai ressenti cette étrange impression, à un moment donné, qu’on basculait vers le no limit, l’instant où l’on pouvait dire stop et tout arrêter, on n’en a rien fait. Je ne sais plus si on a dormi cette nuit là, mais en tous cas à un moment donné il y a eu black out total.
(1) Patrick Goubet est considéré comme un des principaux chef de file de l'art dynamique, qui est un des prolongements de l'art numérique. Sa particularité est de mettre en mouvement les
images et de donner aux créations numériques, le souffle de vie dont les surréalistes rêvaient. (cliquez sur l'image)
Julien Coupat est toujours en prison...sans preuves, parce que "l'antiterrorisme est la forme moderne du procès en sorcellerie".
Du côté de la police, on commence à paniquer, il faut trouver des éléments convaincants pour justifier tout cela… à mon avis il va y avoir une grosse manipulation sous peu, un truc qui va exploser dans la presse, que des zélés scribouillards comme Cornevin du Figaro se chargeront de relayer, et qui leur permettra de (tenter) de dire “Vous voyez, c’étaient des méchants, on a eu raison des les coffrer…”
[David Dufresne - Mediaprt - Jeudi 23 avril 2009]
cliquez sur la photo pour rejoindre le comité de soutien.
"Les Anges" est une gallerie de personnages de la Bay Area, des gens ordinaires pris en flagrant délit de rien, dans leurs vies de tous les jours, comme un recueil d'instantanés. "Les Anges" parle de vous, de moi, de tout le monde. Des vies ordinaires, insignifiantes, mais baignées par le vent, le fog et le soleil californien et l'esprit de ceux qui m'ont influencés. Kerouac, Djian, et le vieux dégueulasse. Il se trouve maintenant (et pour moins cher) chez "thebookedition"
Isa (Too Drunk To Fuck) c'est la rencontre de Dave, Isa et Theo, mais c'est aussi Phoebe et Ed, une bande de trentenaires en décalage avec la morale et les conventions entre le Castro et Valencia, North Beach et Oakland. Ensemble ils vont affronter quelques épreuves, les conneries d'Isa, l'homophobie et les principes religieux. Il y aura bien de l'alcool, de la drogue et du sexe, il y en aura pour tout le monde, homos ou hétéros, mais c'est surtout une chronique de la tolérance au quotidien autour de la baie de San Francisco.
Ned's Rock est une histoire sur le deuil et la résilience, une rencontre entre deux personnes écorchées par la vie, dans le nord de l'Amérique et la région de Seattle.
C'est aussi un retour sur le passé pour une femme et un homme qui n'ont pas grand chose d'autre en commun que leurs regards sur de vieilles blessures et la manière d'y faire face.
OD comme Over-Dose, comme ode, comme
Over-Drive, comme Oscar Douglas, comme Occupation Double, comme Opération
Délicate, comme Origine Diverse, comme Objet Direct, surchauffe, des bouts de rien, des morceaux de pas grand
chôse, rien de très joli en tout cas, ni rien de sérieux...

Les Tee shirts de la semaine sont des créations personnelles pour financer l'envoi de manuscrits (la poste, la reliure et les feuilles) là dessus je ne touche que
2€ par commande, cliquez sur ce lien, il y en a plein d'autres et vous pouvez choisir la couleur, la coupe, toussa toussa....(on se débrouille comme on peut)
Tibiscuit
Le Blog de Thuy PHAM, une
rennaise en séjour à San Francisco. Thuy ne se raconte pas vraiment sur son blog, mais le déroule comme un carnet de voyage. Plein d’articles sur la ville, les bonnes adresses, les évènements culturels, les ballades hors de la ville (Los Angeles, San Diego, Lake Tahoe.) Thuy raconte
également les différences culturelles entre la France et la Californie, c’est le journal d’une expatriée.
Un stock impressionnant de photos !
Nathalie Pahud-Briquet
Nathalie Pahud est enseignante et photographe. Je suis tout d'abord tombé par hasard sur ses photos sur Flickr. Des photos d'elle, de ses ballades, de la ville et une magnifique
gallerie de portraits. Ensuite, j'ai trouvé un ancien Blog ou elle se raconte, et parle de son expérience d'enseignante de l'East bay.
Elle m'a gentillement autorisé à utiliser deux portraits pour l'histoire de Mad Joe
& Tricky, et inspiré une autre histoire, La plus grande petite ville du monde.
Je vous invite donc à aller faire un tour sur sa Gallerie.
Les Nouvelles nouvelles Chroniques de San Francisco
Le Blog de Didier, un Expatrié Français à San Francisco. Ses tribulations, ses
ballades, ses reflexions, à la découverte des clés qui permettent de mieux connaitre la ville, ses habitants et le système Américains.
Go Francisco
Go Francisco est un site pertinent bourré d'infos sur la ville, mis à jour régulièrement.
Si vous voulez des adresses de restos, des indications sur le climat, ou tout simplement, si vous voulez ramener des fringues mais que vous ne connaissez pas votre taille US, tout y est.
Vous y trouverez également des WebCams, et un forum de discussion.
Des grenouilles dans la vallée
Des grenouilles dans la vallée, un blog très fourni par un expatrié qui vit et travaille à San Francisco depuis une dizaine d’année. Egalement une grosse source d’informations sur les us et coutumes des habitants de la baie, la culture, et la géographie, la bouffe et les humeurs. Des articles intéressants, drôles et variés, un des meilleurs blog d’expat qu’il me soit arrivé de lire.

SF GATE est le site internet du SF Chronicle, Le journal où est censée travailler Phoebe. Il constitue l'un des plus importants journaux de Californie. Il a été
créé en 1865, et s'appelait alors The Daily Dramatic Chronicle. Il est possédé par la Hearst Corporation, et son tirage quotidien atteint 512 000 exemplaires en semaine, et 540 000 le dimanche.
Cliquez directement sur la bannière si vous voulez consulter son site.

Craigslist est un site Web créé par Craig Newmark, offrant des annonces classées (avec des rubriques telles qu'offres d’emplois, curriculum
vitæ, logements, annonces personnelles, objets/services désirés/offerts/à échanger et événements communautaires)
ainsi que des Forums de discussion sur différents sujets.
C'est LE site d'annonces de référence à San Francisco qui a fait son chemin depuis sa création en 1995, puisqu'on le retrouve maintenant aussi à Paris
![]()
Only in sanfrancisco est le Blog de Geneline : un personnage à deux têtes féminines qui totalisent à elles deux vingt ans de vie à San Francisco, vingt ans de
découvertes et d’amour de cette ville mythique.
Beaucoup d'informations pour moi, pour connaitre la ville, des billets courts et pertinents...


Le principe du site est simple, chaque jour (si possible, mais il peut arriver qu'il y ai une absence) Manuel Guerzoni, un photographe Français
expatrié, met en ligne une nouvelle photo de San Francisco. Une simple photo, enfin pas si simple que ça. Ce ne sont pas des photos pour cartes postales, ni le genre souvenir de
vacances, ce sont les rues, les gens, le coeur de la ville.
Fog Bay est comme un livre de voyage, un blog qui vous fait découvrir San Francisco au jour le jour. Son auteur voulait créer un lieu pour montrer sa ville, ses bons coins pour ses amis ou ses
invités de passage. C'est très réussi.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
La vie trépidante d’Eve,
fan des Cramps, des Adicts et de tout le punk old school en général. La musique et le cul, le tir de scud, et les problèmes de ménage entre deux binouzes. C’est très drôle. Si vous n’aimez que le mainstream, passez votre chemin..
On the road with Jerry
un blog qui se propose de nous faire découvrir la culture des 60’s, l’art, la musique,
la littérature, le cinéma, la Beat Generation. C’est aussi un blog fortement influencé par la musique de Jerry Garcia et des Gratful Dead. Un blog qui parle aussi de la relève, des nouveaux
groupes blues – folk – garage…
Une petite chanson toute molle :
Mais peut être préfererez vous les ARCTIC MONKEYS et leur "FAKE TALES OF SAN FRANCISCO"







Derniers Commentaires