En d’autres temps je
lui aurais fait une vraie cour, et en d’autres circonstances elle aurait sans doute accepté de faire appartement commun, de vivre une vraie relation, mais j’avais déjà un divorce difficile
derrière moi et j’étais trop épris de ma nouvelle liberté. De son coté elle avait toujours eue des relations compliquées avec ses ex, des alcooliques, des dépressifs, des grandes gueules, des
dominateurs, des violents, des pleurnichards, des illuminés, des méprisants, des coureurs, des joueurs, des losers, parfois une combinaison d’un peu de tout ça et, même si elle n’avait pas
renoncé à trouver celui qui serait un gentil mari qui lui ferait de gentils mômes avec un boulot, une situation et des projets d’avenir, elle préférait faire un break prolongé pour se purifier et
se débarrasser des dernières traces du dernier à lui avoir pourri la vie. Le type bossait dans la même agence, l’avait travaillée au corps comme un bon commercial qu’il était. L’enjeu était de
taille, c’est sa propre personne qu’il devait lui vendre.
Il lui avait fait le grand jeu mais il y avait dans ce jeu-là la ronde mortelle du charognard, l’approche du félin, celui qui s’apprête à manger tout cru et sur place. Un collectionneur qui pensait avec sa queue avant de penser avec sa tête, du genre à rouler en coupé sport pour bien signifier que les chiards c’est pas pour lui. « Contente-toi de ça bébé ! Je n’ai rien d’autre à offrir que le siège passager et ma matraque télescopique et si tu pouvais éteindre avant de partir… »
Il lui avait dit des « je t’aime », des « comme t’es belle ! » mais avait fini par la virer comme on jette un préservatif, ça ne sert qu’une fois. Nat en avait éprouvée une immense humiliation, d’autant plus sévère qu’elle continuait à le croiser chaque jour et que tout le monde était au courant. Si au moins on l’avait mise au courant à son arrivée ! Immonde bizutage qui vous cloue au sol et vous enfonce le nez dans la merde humaine quotidienne. Quel était le problème de ce type ? Un manque d’amour en phase pré pubère ? Victime de violences paternelles et de châtiments corporels ? Et quoi encore ? Attraper les femmes comme un caprice, leur prendre le meilleur et les jeter sans y attacher plus de sentiment que si on jetait un vieux journal, vous plaçait définitivement loin de l’humanité tel qu’elle devait être selon Rousseau, mais vous rapprochait du connard que se complaisent à étudier les psy de bas étage. Certains malins avaient compris très vite l’intérêt de soutirer quelques millier d’euros à ce genre de patient alors que le diagnostic était évident et tenait en un mot : « Connard ».
En plus de vingt années de vie active j’avais beaucoup bougé et j’avais eu l’occasion de vérifier que le monde parfait des gentils collègues n’existe que dans les rêves des naïfs. J’avais croisé des tarés, des connards, des faux culs, des mal-baisés, des revanchards et des frustrés – et quelques types bien aussi malgré tout. Je savais que le connard sévirait encore, et encore, et encore, jusqu’au jour où, trop vieux pour plaire, il deviendrait un vieux beau, un simple con.
Nat avait longtemps vécue dans l’idée que ça n’était pas grave et que « les gens ne sont pas comme ça ». Et bien si ! Les gens sont comme ça. On ne fabrique pas un pays de nazis ou de collabos par hasard, l’homme est faible, veule et traitre, c’est sa nature. Bien sur quelques uns sortent du lot, mais la bêtise et la méchanceté étaient choses aisées, une facilité confortable qui vous permettait de vous fondre dans la masse anonyme. Les héros sont adulés parce qu’ils sont rare et leur position peu envieuse, trop risquée Flattez l’imbécile et vous déplacerez des montagnes. Ce type, comme tant d’autres, s’était comporté avec elle comme un imbécile et elle avait beaucoup pleuré. Ce qui faisait la différence c’est que je n’avais pas insisté pour la baiser ni le premier soir, ni le second. Je m’étais juste contenté d’être un voisin sympa qui sait quand se pointer avec une bonne bouteille et écouter. Les femmes adorent parler. Sauf que Nat n’avait pas eu grand-chose à dire au début – chatte échaudée craint l’eau chaude ! Nous nous sommes contenté de nous croiser, de nous saluer en grommelant, jusqu’au jour où elle était venue frapper à ma porte pour une histoire de plombs qui sautaient, elle avait grillée son vieux four, je l’avais invitée à manger un morceau, c’était deux mois après son arrivée en face de ma porte. Quinze jours après je partageais son lit et nous convenions que nous ne sortirions pas ensemble, qu’il n’y aurait pas de « je t’aime » et que nous étions complètement libre de tout engagement réciproque. Pour cette raison elle n’avait pas voulue se joindre au petit groupe que nous formions Julien, Claire et moi, tout comme je n’avais jamais insisté pour rencontrer ses amis. A tout moment l’un de nous pouvait partir, tomber amoureux, changer de vie, nous l’avions déjà fait par le passé, il n’y avait aucune raison pour que le temps se fige aujourd’hui.
Cependant j’aimais son amitié, ses sourires et ses bras réconfortants, j’aimais ces instants que nous improvisions, à parler de nos vies et de nos soucis, de nos petites joies aussi, des revanches que nous prenions parfois sur les esprits étroits, assis sur son canapé, un verre à la main. Parfois nous allions directement au lit sans passer par la cuisine et nous nous abandonnions totalement au plaisir de la chaire pendant des temps qui nous paraissaient interminables et merveilleux. Nat est une véritable source d’apaisement comme un condensé de cannelle. Quand je pense à elle c’est cette odeur qui me vient à l’esprit, cette couleur aussi et ses yeux pétillants.
J’ai passé l’essentiel de mon après-midi à travailler mes dossiers sur la petite table de mon salon à recouper des emplois du temps, des plannings et des formations bidons sur un tableau Excel à entrées multiples. J’avais avec moi des kilos de paperasse à trier, de multiples clés d’entrée pour débloquer le cadenas de la fraude organisée en réseau que je transformerais plus tard en annexes à mon rapport. Quand j’ai relevé la tête, il y avait des feuilles partout, l’ordinateur chauffait, et j’avais mal aux doigts à force de taper, mal au crâne aussi, je me sentais vidé, lavé, rincé.
Je me suis relevé courbaturé et j’ai pris une douche à peine tiède pour me remettre les idées en place, et puis j’avais dans l’idée de dormir chez Nat ce soir encore après avoir passé la soirée à parler de tout et de rien. Je me suis rendu compte également sous le jet que je n’avais pas pensé à la fille un seul instant cet après-midi. J’avais réussi à l’évacuer par le travail.
Vers vingt heures j’ai entendu Nat rentrer et claquer doucement sa porte. Dans ces vieux murs le moindre bruit résonnait toujours...
Julien Coupat est toujours en prison...sans preuves, parce que "l'antiterrorisme est la forme moderne du procès en sorcellerie".
Du côté de la police, on commence à paniquer, il faut trouver des éléments convaincants pour justifier tout cela… à mon avis il va y avoir une grosse manipulation sous peu, un truc qui va exploser dans la presse, que des zélés scribouillards comme Cornevin du Figaro se chargeront de relayer, et qui leur permettra de (tenter) de dire “Vous voyez, c’étaient des méchants, on a eu raison des les coffrer…”
[David Dufresne - Mediaprt - Jeudi 23 avril 2009]
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"Les Anges" est une gallerie de personnages de la Bay Area, des gens ordinaires pris en flagrant délit de rien, dans leurs vies de tous les jours, comme un recueil d'instantanés. "Les Anges" parle de vous, de moi, de tout le monde. Des vies ordinaires, insignifiantes, mais baignées par le vent, le fog et le soleil californien et l'esprit de ceux qui m'ont influencés. Kerouac, Djian, et le vieux dégueulasse. Il se trouve maintenant (et pour moins cher) chez "thebookedition"
Isa (Too Drunk To Fuck) c'est la rencontre de Dave, Isa et Theo, mais c'est aussi Phoebe et Ed, une bande de trentenaires en décalage avec la morale et les conventions entre le Castro et Valencia, North Beach et Oakland. Ensemble ils vont affronter quelques épreuves, les conneries d'Isa, l'homophobie et les principes religieux. Il y aura bien de l'alcool, de la drogue et du sexe, il y en aura pour tout le monde, homos ou hétéros, mais c'est surtout une chronique de la tolérance au quotidien autour de la baie de San Francisco.
Ned's Rock est une histoire sur le deuil et la résilience, une rencontre entre deux personnes écorchées par la vie, dans le nord de l'Amérique et la région de Seattle.
C'est aussi un retour sur le passé pour une femme et un homme qui n'ont pas grand chose d'autre en commun que leurs regards sur de vieilles blessures et la manière d'y faire face.
OD comme Over-Dose, comme ode, comme
Over-Drive, comme Oscar Douglas, comme Occupation Double, comme Opération
Délicate, comme Origine Diverse, comme Objet Direct, surchauffe, des bouts de rien, des morceaux de pas grand
chôse, rien de très joli en tout cas, ni rien de sérieux...

Les Tee shirts de la semaine sont des créations personnelles pour financer l'envoi de manuscrits (la poste, la reliure et les feuilles) là dessus je ne touche que
2€ par commande, cliquez sur ce lien, il y en a plein d'autres et vous pouvez choisir la couleur, la coupe, toussa toussa....(on se débrouille comme on peut)
Tibiscuit
Le Blog de Thuy PHAM, une
rennaise en séjour à San Francisco. Thuy ne se raconte pas vraiment sur son blog, mais le déroule comme un carnet de voyage. Plein d’articles sur la ville, les bonnes adresses, les évènements culturels, les ballades hors de la ville (Los Angeles, San Diego, Lake Tahoe.) Thuy raconte
également les différences culturelles entre la France et la Californie, c’est le journal d’une expatriée.
Un stock impressionnant de photos !
Nathalie Pahud-Briquet
Nathalie Pahud est enseignante et photographe. Je suis tout d'abord tombé par hasard sur ses photos sur Flickr. Des photos d'elle, de ses ballades, de la ville et une magnifique
gallerie de portraits. Ensuite, j'ai trouvé un ancien Blog ou elle se raconte, et parle de son expérience d'enseignante de l'East bay.
Elle m'a gentillement autorisé à utiliser deux portraits pour l'histoire de Mad Joe
& Tricky, et inspiré une autre histoire, La plus grande petite ville du monde.
Je vous invite donc à aller faire un tour sur sa Gallerie.
Les Nouvelles nouvelles Chroniques de San Francisco
Le Blog de Didier, un Expatrié Français à San Francisco. Ses tribulations, ses
ballades, ses reflexions, à la découverte des clés qui permettent de mieux connaitre la ville, ses habitants et le système Américains.
Go Francisco
Go Francisco est un site pertinent bourré d'infos sur la ville, mis à jour régulièrement.
Si vous voulez des adresses de restos, des indications sur le climat, ou tout simplement, si vous voulez ramener des fringues mais que vous ne connaissez pas votre taille US, tout y est.
Vous y trouverez également des WebCams, et un forum de discussion.
Des grenouilles dans la vallée
Des grenouilles dans la vallée, un blog très fourni par un expatrié qui vit et travaille à San Francisco depuis une dizaine d’année. Egalement une grosse source d’informations sur les us et coutumes des habitants de la baie, la culture, et la géographie, la bouffe et les humeurs. Des articles intéressants, drôles et variés, un des meilleurs blog d’expat qu’il me soit arrivé de lire.

SF GATE est le site internet du SF Chronicle, Le journal où est censée travailler Phoebe. Il constitue l'un des plus importants journaux de Californie. Il a été
créé en 1865, et s'appelait alors The Daily Dramatic Chronicle. Il est possédé par la Hearst Corporation, et son tirage quotidien atteint 512 000 exemplaires en semaine, et 540 000 le dimanche.
Cliquez directement sur la bannière si vous voulez consulter son site.

Craigslist est un site Web créé par Craig Newmark, offrant des annonces classées (avec des rubriques telles qu'offres d’emplois, curriculum
vitæ, logements, annonces personnelles, objets/services désirés/offerts/à échanger et événements communautaires)
ainsi que des Forums de discussion sur différents sujets.
C'est LE site d'annonces de référence à San Francisco qui a fait son chemin depuis sa création en 1995, puisqu'on le retrouve maintenant aussi à Paris
![]()
Only in sanfrancisco est le Blog de Geneline : un personnage à deux têtes féminines qui totalisent à elles deux vingt ans de vie à San Francisco, vingt ans de
découvertes et d’amour de cette ville mythique.
Beaucoup d'informations pour moi, pour connaitre la ville, des billets courts et pertinents...


Le principe du site est simple, chaque jour (si possible, mais il peut arriver qu'il y ai une absence) Manuel Guerzoni, un photographe Français
expatrié, met en ligne une nouvelle photo de San Francisco. Une simple photo, enfin pas si simple que ça. Ce ne sont pas des photos pour cartes postales, ni le genre souvenir de
vacances, ce sont les rues, les gens, le coeur de la ville.
Fog Bay est comme un livre de voyage, un blog qui vous fait découvrir San Francisco au jour le jour. Son auteur voulait créer un lieu pour montrer sa ville, ses bons coins pour ses amis ou ses
invités de passage. C'est très réussi.
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La vie trépidante d’Eve,
fan des Cramps, des Adicts et de tout le punk old school en général. La musique et le cul, le tir de scud, et les problèmes de ménage entre deux binouzes. C’est très drôle. Si vous n’aimez que le mainstream, passez votre chemin..
On the road with Jerry
un blog qui se propose de nous faire découvrir la culture des 60’s, l’art, la musique,
la littérature, le cinéma, la Beat Generation. C’est aussi un blog fortement influencé par la musique de Jerry Garcia et des Gratful Dead. Un blog qui parle aussi de la relève, des nouveaux
groupes blues – folk – garage…
Une petite chanson toute molle :
Mais peut être préfererez vous les ARCTIC MONKEYS et leur "FAKE TALES OF SAN FRANCISCO"






