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Une Chrysler familiale rutilante se gare sur le parking, la femme qui en sort a les cheveux
courts, grisonnants. Elle porte un pantalon blanc que recouvre un imperméable de marine bleu foncé. Marc ne distingue pas ses yeux derrière une paire de lunettes noires, mais c'est elle, il
l'aurait reconnue n'importe où. Son cœur s'emballe, tandis que ses mains commencent à faire n'importe quoi – Oh merde !!!
Elle a l'air de quelqu'un qui vient juste pour prendre un café, très décontractée. En tout cas elle ne parait pas stressée le moins du monde et se dirige droit vers lui.
Marc se lève pour l'accueillir. Elle parle la première,
- Bonjour !
Elle a le cœur qui bat très fort, Marc le devine instantanément. Tout lui revient. Ses manières, ses attitudes, ses façons de parler suivant les événements, ses petits tremblements dans la voie et l'espèce de sourire en coin qui trahissait ses émotions. Marc ne sait s’il doit l’embrasser ou lui serrer la main, il ne fait rien de tout cela, juste un geste de la main.
- Heu, bonjour, assieds-toi.
- Merci.
Elle n'a au fond pas beaucoup changé, juste pris un quart de siècle avec son lot de désagréments qui vont de la prise de poids inéluctable aux petites rides au coin des yeux et autour des lèvres.
Ally garde ses mains sous la table, sagement posées sur les genoux, sans doute pour ne pas trahir ses émotions, Marc le devine aussi.
- Alors ?
- Je ne sais pas, j'aurais tellement de choses à dire... Laisse moi te regarder. Tu n'es pas pressée ?
- Non, j'ai tout mon temps !
- Tu n'as pas changé !
- Oh si, j'ai beaucoup changé ! Mais tu parais en forme !
- Ça va, je fais ce qu'il faut pour garder la ligne !
- Tu vas toujours marcher dans les rocheuses ?
- Pas depuis un an, mais oui, j'ai continué en tout cas.
- J'ai lu ton livre.
Bon, ça c'est fait, direct. Marc se sent l'herbe coupée sous les pieds.
- Bon, alors comment tu l'as trouvé ?
Elle ne répond pas tout de suite et lève le bras en direction de la serveuse pour commander un café.
- Que veux-tu que je te dise. C'est ton interprétation de l'histoire et Il y a beaucoup de question là-dedans.
- Reconnais que tu ne m’as pas donné beaucoup de réponses quand tu es partie.
- C'est vrai.
- Pourquoi ?
Elle garde le silence.
- Écoute, je ne suis pas venu te réclamer des explications ou pour te juger. J'avais juste envie de te revoir et puis je pensais que peut-être ça viendrait de toi, que peut-être suffisamment d'eau avait passé sous les ponts, on est devenu plus adultes...
- Tu veux savoir si j'ai continué de t'aimer ? Hé bien oui, je n'ai jamais cessé, j'en ai été malade longtemps, je me suis maudite, détestée et je n'ai été ni une bonne épouse, ni une très bonne mère. J'ai eu des remords, des regrets, mais avec le temps les choses se sont apaisées. Sam à tout fait pour moi. Il savait tout pour nous deux, mais il a fait le maximum. Pour moi et pour les garçons.
Grâce à lui j'ai eu la vie que tu n'aurais jamais pu nous offrir. La sécurité financière et une vie bien réglée.
- Ne t'emballe pas, je ne t'en veux pas.
- Non, je crois que tu voulais simplement des excuses.
- Même pas.
- Désolée.
- Je suis juste venu en ami, comme un vieux souvenir. Tu n’as jamais eu ce désir ?
- Si, très souvent, il y a longtemps. Mais le temps est passé par là.
- Tu sais, je suis conscient que notre histoire est terminée depuis le jour où tu es partie, nous avons fait notre vie chacun de notre coté, et puis il y a ton mari, les garçons, autant de barrières même pour une relation amicale à distance. Avec le temps nous sommes peut être même devenus des étrangers l'un pour l'autre.
- Tu es marié ?
- Non, c'est fini depuis le livre, en fait. Mon ex n'a pas supporté cette partie de ma vie, le fait que j'ai pu vivre à ses côtés en lui cachant cette histoire. Elle a eu l'impression que je l'avais trompée avec un vieux souvenir. Elle m'a même demandé si quand on faisait l'amour je pensais à toi. Je lui disais non mais elle n'arrivait pas à se convaincre de ma franchise.
- C'est drôle...Parfois Sam me demandait la même chose.
- Et que lui répondais-tu ?
- Rien, tu me connais.
- Toujours murée dans ton silence ?
- Toujours !
Ally se déride, plus détendue. Marc souffle pendant que Sara les observe.
- Tu as des enfants, je crois !
- Oui, mais je penses que tu as du rester informée, non ?
- Oui, j'ai gardé quelques contacts à Denver, j'ai eue des nouvelles de toi indirectement pendant quelques années.
- Qui ça ?
- Stella, de l'agence, mais un jour je n'ai plus eu de nouvelles.
- Stella est morte, elle a fait une overdose de Meth. Elle a commencé à en consommer après son divorce, ça a duré deux ans et puis un jour elle a fait une OD chez elle. Toute seule, elle avait abandonné le job, de toute façon elle se serait fait virer, elle était pire qu’un zombie.
- Merde !
- Ouais ! Moi je n’avais pas de nouvelles de toi.
- J'ai appelé une fois, je suis tombée sur ta femme, j'ai raccroché. Et puis il était hors de question que je remette les pieds à Denver. Sam m'aurait séparée des enfants. Moi je n'avais plus de famille. Un père absent, une mère malade qui est partie deux ans après et un frère à l'autre bout du pays. Sam avait une famille soudée, heureuse de s'occuper de leurs premiers petits enfants, ça n'aurait pas gêné sa sœur de m'éjecter. Alors j'ai joué à l'épouse modèle.
- Je me suis parfois demandé si je n'avais pas été victime d'un coup monté.
- Comment ça ?
- Eh bien par exemple si tu m'avais réellement aimé, si en réalité tu n'avais pas fait ça avec lui pour avoir des enfants sans passer par une assistance médicale ou un don de sperme anonyme. Un jour – tu te souviens de Gil ton amie ? - Un jour donc, Gil m'a dit qu'elle ne comprenait pas comment tu avais pu être enceinte, elle pensait que Sam était stérile, il lui semblait que tu lui en avais parlé. Alors j'ai repensé que c'était un drôle de hasard que tu sois tombée enceinte le mois- même où nous avons couché ensemble.
Quand je t'ai posé la question à ce moment -là, tu m'as dit que non, que Sam était le père et je n'ai pas cherché plus loin. Gil ce jour-là – tu étais déjà partie– m'a brisé cet espoir que tout ce que nous avions vécu avait été le fait d'un amour réciproque. Tout d'un coup je me suis dit, que c'est simplement parce que tu m'appréciais au bureau et que d'une certaine manière je devais te plaire, que tu avais manigancé cette histoire pour avoir un enfant et vous barrer loin, très loin.
Ally le regardait maintenant avec des grands yeux, en état de choc, les joues rouge et les yeux humides.
- Ne te mets pas dans un état pareil, s'il te plaît, je te parle franchement pour que tu saches par quels états d'esprit je suis passé lorsque tu es partie. J'étais en quête désespérée de raisons valables, d'explications qui tiennent la route. Je n'imaginais pas...Enfin j'espérais que tu choisirais de rester près de moi. C'est tout.
- Écoute, c'est très dur pour moi. J'ai l'impression d'être jugée, que tu n'as rien compris, ou peut-être parce qu'à l'époque je n'avais pas su te dire pourquoi avec les mots qu'il fallait. J'ai lu ton livre, tu m'as fait me souvenir d'une foule de petites choses que j'avais pratiquement oubliées, il m'a fait pleurer aussi. Alors si tu veux bien, je vais rentrer chez moi et pleurer encore un bon coup, d'accord ? Ton amie, là, m'a dit que tu habitais du coté d'Aberdeen, et j'ai son numéro de téléphone. Je te rappellerai.
Ally se leva, en larme, et partit vers sa voiture.
Marc n'essaye pas de la retenir. Il la regarde partir et baisse la tête, désolé. Sara se lève à son tour et le rejoint.
- J'ai merdé.
- J'avais deviné en la voyant partir en courant !
- Je crois que j'avais trop de choses à lui dire, trop de questions à lui poser et trop de réponses à entendre. Elle s'est sentie agressée.
- Ça ne m'étonne pas.
-Elle m'a dit qu'elle me rappellera, mais je n'y crois pas beaucoup, elle doit me haïr.
- On rentre ?
- Ouais, il n'y a plus que ça à
faire.
Et hop ! Nouvelle fournée de tags, ces mots clés qui ont servi pour venir ici.
Franchement je suis flatté d’être l’objet de tant d’attention, et surtout que la moitié des tarés de la terre convergent jusqu’ici à la recherche de cul, de coke et de vidéos de mud fight !
Voici donc la nouvelle fournée:
Vous l’aurez remarqué, mes prises de position anti Hadopi, me valent la visite d’internautes désespérés à la recherche du bon plan pour passer au travers du filet. Courage les gars ! Ce n’est qu’un combat, continuons le début !!! J’ai refilé quelques liens, démerdez vous avec…
plainte contre hadopi – recuperer IP pour contrer hadopi – sentiers-battus.over-blog.com hadopi – crypter adresse IP logiciel Tor – surf anonyme contre hadopi –contourner hadopi torrent –hadopi vu de l’étranger – hadopi pédophilie –hadopi résistance – quel logiciel peer to peer choisir pour ne pas se faire… - peer2me tracker –
Les désespérés, les affamés, les pieds nickelés, et les obsédés, je le redis, certes « le cul c’est cool » mais tout comme on ne se tripote pas devant un tableau de Botticelli, on ne vient pas non plus ici pour tacher l’écran de son ordi ! D’abord parce que c’est dégueu, et ensuite parce que…mais merde, allez faire ça ailleurs, quoi !!!
Empire dus exe awe humour sexy – seins battus – filles drunk – webcam baston fille sexy arrache vetement - sauna libertins londres - video adulte fille nue – effet sexuel de la coke chez isa. (Vous voulez vraiment que je fasse un chapitre là-dessus ?!?)
Il y a encore des fans d’Isa ? rhooo, ça me fait chaud au cœur !!!! Mais vous êtes sur que c’est bien de la même qu’on parle ???
isa biker party – isa quitte son mari à cause de la coke – effet sexuel de la coke chez isa –
et puis il y a les inclassables :
plus petite ville service bus ( ! ) – lechelle marc (Ya pas marqué "la poste" ici ) – poème à dener a une copine quand elle est facher avec toi…(si tu crois que c'est avec
un poème à deux balles que tu vas rattraper le coup...) – super meilleur pote pendant 2000 ans battu ( ...les effets de la coke sur les potes) –
ou se situe maison drunk house (c'est vrai ça ! c'est où ?) – quartier du sentier (tu vois la rue saint denis et
les raccoleuses ? ben c'est à coté, non, ne me remercie pas...) – pahud briquet (Et bien maintenant c'est Mullen Briquet, et on met des majuscules, la
dame le mérite largement)
bonne journée !
Marc avait prit un coup, Sara n’insiste pas.
La voiture redémarre lentement, et tourne au coin de la rue en direction du centre ville. L' expresso by the bay, est un diner typique, façade de bois blanc – comme tout ici - vue sur le Puget et les îles qui sentent bon les vacances, la fraîcheur de cette journée d'hiver en plus. Un modeste établissement posé sur une hauteur avec un vaste parking et une table d'orientation. La vue est parfaite, idyllique même. Ils s'installent près de la grande fenêtre avec vue sur la façade grise des Olympics, majestueuse en ligne d’horizon avec ses crêtes enneigées.
L' « Expresso » fait salle comble alors qu'approche l'heure du repas de midi. Des familles en balades, des touristes avec appareils photos en bandoulière, des enfants bien blonds, bien sapés, très Nouvelle Angleterre.
Marc semble perdu, un peu désabusé.
- Tu tiens le choc ?
- Oui, ça va.
- Je pensais que tu venais simplement solder une vieille histoire, mais en réalité ça t'affecte plus que ça.
- Non, c'est juste le trac, et peut-être aussi la sensation que j'ai pu me tromper. Avec le temps je crois que je l'ai idéalisée, alors qu'en fait, c'est juste une personne comme une autre, avec ses qualités, ses défauts, et quelque chose qu'au fil du temps j'aurais eu du mal à supporter si j'avais vécu avec elle.
- Mais comment peux-tu juger, tu ne l'as même pas encore revue ? Et si elle était vraiment encore comme elle avait été ? Tu crois que les souvenirs peuvent nous trahir à ce point ?
- Regarder au travers du prisme du temps c'est comme regarder un caléidoscope, c'est magnifique, on se dit que c'était vachement bien et on oublie tout ce qu'on n'a pas aimé à cette période-là. C'est comme se rappeler que Paul était formidable alors que tu pestais tous les jours après ses chaussettes et ses caleçons au pied du lit.
- C'est un gros cliché Marc ! En fait on se rappelle de tout, même des mauvais moments. Le passé c'est comme le reste, il faut le regarder en face, pas de travers parce qu'en fait on ne se rappelle souvent que de ce qu'on veut bien se rappeler. Garder une vision idyllique du passé c'est ce qui nous arrange parce que ça rassure. Alors je vais l'appeler et je vais m'arranger pour qu'elle veuille bien te rencontrer. D'accord ?
- Quoi, maintenant ?
- Tu préfères qu'on revienne demain ? On est ici, à cinq cents mètres, son mari n'est pas là, c'est parfait.
Sara se lève, résolue, le téléphone portable à la main.
- Je vais appeler à l'extérieur, ne bouge pas.
Marc se retrouve seul, devant sa tasse de café fumant, Sara ne lui a pas laissé de choix.
Une petite fille, sur une chaise devant, s'est retournée face à lui, les genoux sur l'assise, le regardant avec des gros yeux curieux. Marc se dit qu'elle ne doit pas avoir plus de cinq ou six ans. Elle se contente de le regarder, silencieuse.
Il baisse son regard et saisit un journal local qui traîne sur l'unique table libre de la salle, à coté de lui. Il n'y a pas grand chose à retenir de l'actualité, rien sauf peut être que le pays venait de se trouver un nouveau président. Et que Ehren Watada, un lieutenant de Fort Lewis qui avait refusé de partir en Irak avec son unité pour une histoire de conscience, au prétexte que cette guerre était illégale, allait passer bientôt en cour martiale. Watada était devenu ici, un symbole de la cause pacifiste. D’après le journal, il avait reçu le soutien de nombreuses associations et personnalités, dont le Prix Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu et l'actrice Susan Sarandon. Des manifestations ont même été organisées pour le soutenir à Fort Lewis, New York, Los Angeles et Washington. Marc repense à ces cinq dernières années où il a souvent rêvé que l'ancien président se retrouve derrière des barreaux, la nouvelle de la victoire du candidat démocrate ne lui fait ni chaud ni froid, il se rend compte qu'il ne le connait même pas, conséquence d'une année sans poste de télévision. Marc se promet quand même de se souvenir du nom de Watada.
De temps en temps il jette un coup d'œil dehors, Sara semble en grande conversation, les yeux plissés, le regard dur et sérieux elle fait les cents pas.
Indéniablement Sara a changée, ressuscitée comme Lazare, sortie de la folie sans séquelles, elle affiche désormais le visage de la femme qu'elle était avant, l'avocate, spécialiste des gestions de crises et des conflits qu'elle arbitrait, elle l'impressionne, lui, l'ancien comptable, le jeune écrivain.
Elle est jolie sous le porche toilé du restaurant, elle, la jeune femme qui a choisi de se rapprocher d’un type de près de quinze ans de plus qu’elle. Sara a su le toucher, il pense qu’il a énormément de chance. Elle le retrouve un peu plus tard perdu dans ses pensées, le regard du coté du Puget Sound, très loin, sur les cheminées fumantes d'un ferry.
- C'est bon !
- C'est tout ?
- Tu pensais que j'allais convoquer la presse et un orchestre ?
- Non, mais tu n'aurais pas un emballage et un ruban ? Juste « c'est bon ! » Tu veux bien développer ?
- Elle t'en parlera mieux que moi. Elle sera là dans cinq minutes.
- Merde, j'ai l'air comment ? Marc se lève et fonce vers les toilettes de l'établissement, il est livide. Son visage dans la glace le rassure, de toute façon il n'a ni le temps ni le choix, il retourne à sa place, nerveux.
- Bon, écoute, dès qu'elle arrive j'irai au fond de la salle, je vais te laisser avec elle régler ton histoire, d'accord ?
- Ok !
- Et n'oublie pas, ça fait maintenant plus de vingt ans, de l'eau à coulé sous les ponts, reste cool ! Enfin, sois toi-même quoi.
- Je te remercie pour ce que tu fais pour moi.
- Bah ! On verra ça plus tard
!
Vous voulez savoir combien vaut votre site internet
ou votre blog ? Vous vous emmerdez au boulot et vous avez du temps à perdre inutilement ?
plus qu’une chose à faire, trouver un gogo pour le racheter…
A partir d'aujourd'hui je renonce à faire payer le téléchargement de mes oeuvres pdf sur lulu.com, vous pouvez y aller,
c'est désormais gratos !
Pour les supports papiers, je ne prends toujours aucune com. C'est de l'autoédition, et vous ne payerez que le prix du papier. Je renonce également à faire le tour des éditeurs, je n'ai pas
envie de les engraisser.
Cependant, ce que j'ai produit, je le revendique en tant qu'auteur. Pour le reste, faites en ce que vous voulez. Partagez les Pdf avec le plus grand nombre, prêtez les bouquins à vos proches, à
vos amis, que sais-je encore !
En attendant, je vous invite à rejoindre la résistance, nom de code ABCDEFUCK ! et à visiter plus largement le site Linux Manua.
bonne journée...
Le temps file à une vitesse….. Ça fiche un peu le tournis.
Cela fait maintenant près de 25 ans que j’ai quitté le nid pour tracer ma route. Ça n’a pas toujours été une partie de plaisir mais il y a eu des moments formidables, des moments comme le temps semble suspendu. C’est en général ce qui se passe quand on se sent bien quelque part, quand toutes les conditions sont réunies et qu’on aimerait que ça ne s’arrête jamais.
Mais la vie est ainsi faite que l’on doive tous partir un jour et continuer son propre chemin.
Ça remonte à une époque où les premiers ordis faisaient leurs apparitions dans les foyers, que les connexions coûtaient la peau des fesses et qu’à vrai dire on n’avait pas encore d’adresses mails ni de réseaux dans le genre de « Facebook » pour rester en contact.
Les temps ont bien changés !
On est tous partis – certains de manière définitive – on a suivit nos routes, on se retrouve un peu partout au quatre coins du pays et on s’était promis de rester en contact. En réalité on savait bien que c’était du vent, que « loin des yeux, loin du cœur » et tout le bordel, parce que c’est comme ça que ça se passe. Et puis un jour – merci Internet – on s’inscrit niaisement sur « copain d’avant » pour voir, par curiosité. Au début on croise quelques anciens boulets, une vieille copine, quelques copains d’enfance et on s’aperçoit que le temps passé a creusé un sillon énorme, qu’après plus de vingt ans on n’a plus grand-chose à se dire, même si ça fait bien plaisir d’avoir de leurs nouvelles.
Et puis il y a les autres, les vrais vieux potes qu’on a perdu de vue depuis un peu plus de dix ans, (onze exactement) ceux qui ont vécu avec nous une époque glorieuse, heureuse, formidable. Il y a ceux qu’on pensait définitivement perdu, quelque part en marge de la société ou peut être en taule, explosés en plein vol, par un accident, un drame ou une histoire de cœur qui tourne mal et qu’on retrouve apaisés, zen et en forme, et il y a ceux qu’on croyait définitivement à l’abri du malheur…
Cependant on est toujours éclatés au quatre coins du pays et il y a peu de chance qu’on se retrouve un jour autour d’un bon verre à ressasser le passé. Peu de chance qu’on reparle de cette gargantuesque fête du vin (et du bras de fer) dans le palatinat (France 1 – Allemagne 1), de la vaste fumisterie de Châtelet en Brie et du retour « vol bleu » ou de la manière dont on pouvait enfumer les GI Joes du 1/27 quand ils venaient nous voir.
Nous avions chacun nos « as » (j’ai toujours mon as de carreau au fond de mon portefeuille, le « gridsmasher »)…Ha ! Bordel ! Et ces courses de malades en fin de campagnes de tir pour arriver les premiers au parc, « CP aux bandes » au mépris de quelques règles de sécurité dans la montée du col de la glacière… - Zor était peut-être le plus fou d’entre nous - …la solidarité exceptionnelle des équipages, l’Accident du Beit Meri dans une plaine de Moselle.
J’ai regardé les anciennes photos… et les nouvelles, nos enfants ont bien grandis ! Le « chinois » entouré de filles ! Ancien roi de la météo des bombes.
Ça me plairait bien d’avoir trente ans à nouveau….
"Les Anges" est une gallerie de personnages de la Bay Area, des gens ordinaires pris en flagrant délit de rien,
dans leurs vies de tous les jours, comme un recueil d'instantanés. "Les Anges" parle de vous, de moi, de tout le monde. Des vies ordinaires, insignifiantes, mais baignées
par le vent, le fog et le soleil californien et l'esprit de ceux qui m'ont influencés. Kerouac, Djian, et le vieux dégueulasse. Il se trouve maintenant (et pour moins cher) chez
"thebookedition"
Isa (Too Drunk To Fuck) c'est la rencontre de Dave, Isa et Theo, mais c'est aussi Phoebe et Ed, une bande de trentenaires en décalage avec la morale et les conventions entre le Castro et Valencia, North Beach et Oakland. Ensemble ils vont affronter quelques épreuves, les conneries d'Isa, l'homophobie et les principes religieux. Il y aura bien de l'alcool, de la drogue et du sexe, il y en aura pour tout le monde, homos ou hétéros, mais c'est surtout une chronique de la tolérance au quotidien autour de la baie de San Francisco.
Ned's Rock est une histoire sur le deuil et la résilience, une rencontre entre deux personnes écorchées par la vie, dans le nord de l'Amérique et la région de Seattle.
C'est aussi un retour sur le passé pour une femme et un homme qui n'ont pas grand chose d'autre en commun que leurs regards sur de vieilles blessures et la manière d'y faire face.
OD comme Over-Dose, comme ode, comme
Over-Drive, comme Oscar Douglas, comme Occupation Double, comme Opération
Délicate, comme Origine Diverse, comme Objet Direct, surchauffe, des bouts de rien, des morceaux de pas grand
chôse, rien de très joli en tout cas, ni rien de sérieux...


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La galerie Art Génération sélectionne des artistes et propose leurs oeuvres à un prix d'entrée accessible. Le prix des oeuvres d'art a toujours été lié au succès de l'artiste. La côte de l'artiste évolue donc en fonction de la demande. C'est une façon de récompenser le talent de l'artiste et l' œil averti du collectionneur.
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s'affine.
La vie trépidante d’Eve,
fan des Cramps, des Adicts et de tout le punk old school en général. La musique et le cul, le tir de scud, et les problèmes de ménage entre deux binouzes. C’est très drôle. Si vous n’aimez que le mainstream, passez votre chemin..
/
SONIC YOUTH
The Eternal
CAT POWER :
Juke Box

FU MANCHU
We Must Obey

BAD RELIGION :
New Maps of Hell

KRISTIN HERSH :
Slippershell

PJ Harvey & John Parrish
A Woman A Man Walked By